Quand le passé imagine le futur.

Salut les gens, et ceux qui s’appellent pas Jean aussi.

Après une semaine (presque) de ouacances, je suis de retour (j’l'avais dit hein). Donc pour la reprise, petit billet suite à la lecture du strip de la semaine de Boulet, qui m’a rappelé, que moi aussi, j’ai pu imaginer l’an 2000 différemment… Tu veux lire le strip en question? (non en fait c’est pas une question, c’est une obligation), alors tu cliques là ici ou ça change de couleur.

Donc pour le vif du sujet, l’an 2000, ça a quand même été pendant pas mal de décennies un mythe, surtout pour les auteurs de SF. Quand on ouvre des livres écrits avant les années 80, on trouve toute une palanquée de visions futuristes souvent datées dans les années 2000.

alf

Comme je sais pas par où commencer (dmc shield activated), je vais, de manière complètement hasardeuse et pas fait exprès, faire une liste \o/ (mais une belle, avec des visions vs des réalités, la classe quoi).

- Ouane, l’architecture:

Dans les années 60, c’était à la mode d’écrire de la SF (en fait j’en sais rien, mais il me semble que la plupart des auteurs connus datent de ces années là, pis ça m’arrangerai bien, ça ferait genre je me suis documenté, alors qu’en fait non). Et la plupart des auteurs prenaient un malin plaisir à tartiner 50 pages de descriptions des lieux et des architectures. (Oué comme Tolkien dans le 1er volume du SDA, si on enlève les descriptions chiantes, on enlève 500 pages au bouquin, et on sauve un arbre sans avoir besoin de tuer un castor). Donc les Asimov, Wells et autres Herbert passaient des plombes à décrire des villes futuristes.

Leur vision: Des architectures épurées, souvent très arrondies, et des intérieurs d’un kitch à faire pâlir de jalousie Austin Powers. Ou des fois des villes à la Gotham City, en moins sombre.

La réalité: On a droit à des concours du bâtiment le plus moche possible de la part des architectes, l’esthétique change tous les 4 matins, et on a des alignements de monstruosités architecturales dans la plupart des grands centres urbains. Les architectes se prennent pour des artistes… dommage qu’on ait pas d’autre choix que de subir. A la limite la vision kitch des années 60 était moins moche.

architecture

- Touuuuu, les déplacements:

Là, c’est le plus gros du boulot d’anticipation des écrivains. Ils imaginaient des tonnes de trucs tous plus chouettes les uns que les autres.

Leur vision: Des véhicules volants, qui lévitent même à l’arrêt, qui volent sans bruit. Des voyages spatiaux qui sont monnaies courantes (perdu, c’est l’Euro qui a gagné, c’te loose). Et même la téléportation. (rhaaaaaa, vivre sur une île paradisiaque, bosser n’importe où, se trouver à l’autre bout du monde juste le temps d’éternuer, partir en ouacances en 1/10ème de seconde!!!) Bon pour la téléportation, quand on a vu La Mouche, ça fait un peu moins envie.

téléportation

La réalité: Bon, là autant dire qu’ils se sont laaaaargement planté. Les seuls véhicules dispos à ce jour au commun des mortels, ça se limite à des bagnoles toujours plus chères, avec tellement d’assistances électroniques qu’on se demande si la SF en question n’est pas le fait qu’elles ne soient pas en panne 24h/24. Ces voitures, en plus d’être aussi aérodynamiques que des parpaings n’ont aucune fonction qui permettent de voler, ou alors dans des cas très rares, et souvent avec un pilote sous l’emprise de substances un peu pas autorisées du tout. Quand aux voyages intersidéraux…. à moins d’être pété de pétro-dollars et de pouvoir se payer un tour dans une navette, ça va se limiter pour le commun des mortels à une file d’attente de 2h35 au Space Mountain. Certains voyagent dans l’espace vers l’infini et au delà (© Buzz l’Eclair), assez souvent, mais le voyage se termine aussi régulièrement par un bruit strident appelé par les spécialistes « réveil ». La téléportation… une utopie qui ne verra probablement jamais le jour hélas, d’une part parce que techniquement, c’est super difficile, et d’autre part parce que ce serait un peu impossible à contrôler. (Bé tiens, j’ai besoin d’argent, téléportation dans le coffre de la banque du coin, gavage des poches, et hop cassosse ni vu ni connu, pas bien)

boom

- Triiiii, l’unification:

Leur vision: Phénomène étrange dans les années 60, c’était cette envie de voir les grandes nations s’unifier de manière à créer des nouveaux états géants, limite une fédération Terrienne pour pouvoir représenter correctement la Terre dans les soirées de l’ambassadeur de la planète Fair’Er’Oroch’Ai.

La réalité: Bon, à bien y regarder, on en est pas loin de l’unification: on a quasiment tous un pays dirigé n’importe comment ou / et par une belle bande d’incapables juste là pour s’en foutre plein les poches en toute impunité. (Comment ça je balance je suis aigri j’les aime pas?) Donc d’une certaines façons, on est tous dans le même bateau, dommage qu’il soit en train de couler.

réception

- Fouaur, les religions (en fait non, la religion serait plus juste):

Leur vision: Dans le domaine de la religion, on trouve dans pas mal d’ouvrages des théories monothéistes (rha la vache, me suis pété un neurone à écrire autant de mots intelligents à la suite emoticone). En effet, l’humanité toute entière vouerait un nouveau culte à une divinité sortie d’on ne sait où (j’ai toujours pas déactivé le dmc shield), renvoyant les religions actuelles au rang de confréries d’illuminés.

La réalité: On a toujours ouatemille religions, toujours sources de guerres et de génocides, toujours aussi tolérantes les unes envers les autres, des sectes émergentes (ouais celle à Tom Cruise par exemple), et c’est toujours le même bordel que depuis la nuit des temps, à part au début, parce qu’au début, il y avait les dinosaures, et qu’eux ils s’en foutaient pas mal de savoir si Djézus pwnz Ala ou inversement. Un jour peut être le monde sera débarrassé de tout ça, mais ça risque de pas être pour demain… (A noter que je respecte le fait que les gens aient besoin de croire en quelque chose, mais je hais tout ce qui touche à la religion, quelle qu’elle soit, ça c’est dit.emoticone)

jesus + gun

- Failleve, le quotidien:

Dans le cas de la vie quotidienne, il existe plusieurs visions, certaines optimistes et un peu pleine de guimauve et d’utopie, et d’autres bien sombres, mais qui semblent être prises pour modèle, pas de bol. emoticone

Leur vision optimiste: Au 21ème siècle, les gens iront travailler, tous, pas de chômage, la femme au foyer existera toujours (ouais dans les années 60, c’était encore la période macho), mais coup de bol, elle sera aidée dans ses tâches journalières par des robots!!! Des êtres mécaniques doués de conscience, prenant des décisions et tout et tout. La classe!!!

Leur vision pessimiste: En un mot, Big Brother. (bon oui ça fait 2 mots, mais c’est pas le sujet) Un dictât de tous les jours, où chaque être vivant serait relégué au simple fait d’être un sujet d’expérience, sans cesse épié, numéroté, formaté pour se plier à la société qu’il a créé.

La réalité: Le chômage est constamment en hausse (enfin pas d’après le gouvernement), les seuls robots existants sont des mixeurs à purée ou des automates programmés pour effectuer sans discontinuer la même tâche. On est bien loin des androïdes et autres Nono le petit robot qui bouffe des clous. A moins bien sûr d’avoir une sacré imagination quand on se trouve devant le dernier né de chez Moulinex™. Seule triste réalité, on est de plus en plus épié « pour notre bien ».

robot multi usage

-Sixe, la vie dans l’espace:

Leur vision: Plus d’une fois, les auteurs ont fantasmé sur les voyages spatiaux, l’implantation sur des planètes plus où moins lointaines, Mars en tête. Ils imaginaient des bases immenses, des villes sous bulle pour créer des colonies terriennes et ainsi palier à la surpopulation sur la planète bleue. D’ailleurs qui n’a jamais vu la série Cosmos 1999 et sa vision du futur aujourd’hui passé? (wtf!! futur passé, un nouveau temps à mettre au programme de l’éducation nationale?)

Pour les 2 du fond qui ne regardent que la Star Ac’ et les Teletubbies, voici le générique de cette série.

Image de prévisualisation YouTube

Comment dire? ça calme hein? Dire que c’était comme ça qu’ils voyaient le passage au 21ème siècle dans les années 70…emoticone

La réalité: La colonisation…on en est bien loin, il existe bien des programmes en place pour renvoyer des gens sur la Lune, ou même pour expédier une mission sur Mars. Mais bon, la Lune… à part compter les cailloux et planter des drapeaux, je vois pas bien à quoi ça va servir, et Mars… y a déjà 3 ans de voyage pour y aller, donc quand on connaît la capacité de l’Homme à devenir un psychopathe dans certaines situations, j’imagine très bien quelques scientifiques cloîtrés dans 12m² pendant 3 ans. Je suis prêt à parier gros qu’ils passeront pas le cap des 6 premiers mois sans se foutre sur la tronche. emoticone

Bref, je pourrais en tartiner des pages et des pages sur le sujet tellement les différences entre rêve et réalité sont nombreuses, mais c’est pas le but non plus.

La finalité, c’était surtout de démontrer que dans les années 60, ils devaient pas sucer que des glaçons pour imaginer un futur pareil.

hippies

obi

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