Les séries télé.

Salut les gens, et ceux qui s’appellent pas Jean aussi.

En 1986, le 20 Février (m’en rappelle, il faisait jour, c’était l’hiver, et ce mois là, il n’y avait que 28 jours), naissait en France une chaîne qui allait changer pas mal de choses dans le Paysage Audiovisuel Français (PAF!! Pastèque!!!), La Cinq. Cette chaîne, en plus d’être la 1ère privée et gratuite, proposait toute une floppée de séries américaines ainsi que des programmes jeunesses autrement plus couillu que les Teletubbies et autres Oui-Oui. En effet, il n’était pas rare de pouvoir y regarder des séries énormes comme Robotech, Dr Slump ou les Samouraïs Pizza Cats. emoticone

arale

Manque de pot, dans son éternel immobilisme (qui ne s’est pas arrangé, bien au contraire, m’enfin bon, à 112 ans de moyenne d’âge, on peut pas espérer mieux), le CSA a limité le nombre d’émetteurs disponibles pour la Cinq, ce qui a donc largement contribué à la chute de la chaîne (12 avril 1992, c’était fini bouh), faute de couverture et donc d’audimat. emoticone

Mais cette brève période a suffit à faire apparaître en France ce qui était déjà la mode aux Zitats Zunis, les séries télé avec des véhicules dedans. (Elle pète mon intro, ça fait mec super documenté)


En effet, dans les années 80, les séries un peu truffe pullulaient, et souvent, un concept qui fonctionnait était pompé et repompé à toutes les sauces, de manière à exploiter à mort le filon. Du coup, les scénaristes s’en foutaient plein les fouilles sans en faire lourd. Limite une fois le thème de la série trouvé, ils écrivaient un scénario, et hop il suffisait de changer quelques points clés pour avoir un épisode différent, sans pour autant changer la trame. Quelle belle bande de fumistes sérieux. emoticone

Allez hop, le vif du sujet:

K2000, c’est l’abréviation de Knight 2000, une série tournée entre 1982 et 1986, mettant en scène un justicier des temps modernes, Michaël Knight, un ancien flic qui échappe in-extremis à la mort blabla, enfin tout le background habituel des héros solitaires qui doivent sauver le monde. Et c’est David Hasselhof qui campe le rôle, et c’est aussi cette série qui lui a donné sa popularité, et c’est pas compliqué quand on voit ses prestations dans d’autres domaines…emoticone

Image de prévisualisation YouTube

(rhaaa la vache j’aurai pu mettre ce clip pour illustrer la budgétisation des effets spéciaux)

Mais que serait Michaël Knight sans le véritable fer de lance de la série? Hein? Parce que pourchasser les méchants c’est bien, mais s’il avait dû courir, il en aurait bien baver avec ses fringues moulantes au soleil couchant dans le désert. Donc la vraie star de la série, c’est Kitt, l’ordinateur de bord de la bagnole. (Et ué, la bagnole, elle a pas de nom, c’est juste une boîte à roues.)

Imaginez, une voiture équipée de sièges éjectables, d’un turbo boost, d’un lance flamme et d’un pilotage automatique, c’est quand même la classe mondiale. Et cerise sur le gâteau, elle peut communiquer par le biais de son ordinateur de bord. (on me fait signe que la fonction lave vaisselle est optionnelle, tout comme la bouilloire) Y a pas à dire, quel veinard ce Michaël Knight. Bref, pendant 83 épisodes, c’est la même rengaine, le gouvernement appelle la fondation pour laquelle bosse machin, et hop, un tour en camion (c’est la maison de Kitt le camion), un tour en voiture, une baston avec les méchants, des coups de feu sur le blindage de la bagnole, et paf!!! dtc les méchants!!! Et hop, tout le monde il est beau, tout le monde il est content. (d’ailleurs, si ma mémoire est bonne, chaque épisode se finissait par une bonne rigolade autour de Kitt dans le camion, quelle belle bande de gros déconneurs quand même.)

k2000

Allez, hop un lien vers K2000.

Entre 1984 et 1987, se sont tournés 80 épisodes de la série Supercopter. En guise de synopsis, on a de nouveau droit au héros solitaire kapadami, qui vit dans une hutte au fond des bois et qui parle aux grenouilles et autres tritons. Stringfellow Hawk… déjà quand on s’appelle Type de Ficelle Faucon…je vois pas trop ce qu’on peut faire de sa vie. Et comme par hasard, c’est en fait un pur pilote, seul capable de piloter un prototype d’hélico de la mort qui tue. Et comme le proto en question a été volé, il faut bien un couillon pour aller le récupérer. emoticone Seulement voilà, on la lui fait pas à Stringfellow Hawk, alors il décide de garder l’hélico en question pour le planquer dans un volcan éteint. Et comme ça, il peut dealer avec la CIA, genre il pilote l’hélico pour des missions à condition que la CIA l’aide à trouver son frère perdu au VietNam (oui le coin paumé où les américains ont pris une raclée et s’en sont toujours pas remis). Genre la CIA elle se laisse faire??? C’est bien une série tiens, en vrai le Stringfellow il serait en train de nager au fond du Pacifique avec un seau de ciment à chaque pied. Bref, la belle affaire, un justicier pas trop solitaire pour une fois, il a des amis, pas beaucoup mais quand même, et il a un pur hélico avec des mitrailleuses, des lances roquettes, des réacteurs, qui en plus, pendant 80 épisodes, est toujours filmé pile poil de la même façon. C’est beau la conscience professionnelle emoticone Toujours est il que la musique entêtante et le visuel de l’hélico ont beaucoup contribué au succès de la série, parce que niveau réalisation, c’était pas non plus énorme: des méchants dans des hélicos, ou dans des avions quand c’était hardcore, un hélico capable de pirouettes inimaginables que même le space mountain il peut pas les faire, pas d’autorisation de survol des villes (pounaide quand même), des plans copiés collés d’un épisode à l’autre, et un scénario passe partout… la recette du succès quoi. (et dire que le mec qui a pondu ça est multimillionnaire avec que des séries aussi truffes les unes que les autres…)

supercopter

T’en veux des infos sur Supercopter, fastoche, tu cliques .

Tiens, une moto? Ah oui mais pas n’importe laquelle, c’est Tonnerre Mécanique vindiouemoticone. Courte série, juste une saison de 13 épisodes, en 1984, avec juste 2 acteurs. (en fait non, mais bon, les autres ils servaient super à rien donc on en parle pas.) Le 1er, Jesse Mach, le sempiternel héros solitaire, blessé, tout pourri, et comme par hasard enrôlé pas les services secrets dans la foulée. A croire qu’il n’y a qu’en frôlant la mort qu’on obtient des responsabilités aux USA… Bref, comme le projet Tonnerre Mécanique est censé résoudre le problème de criminalité de Los Angeles, l’identité de son pilote doit rester secrète (représailles tout ça, pis ça fait plus mystérieux de pas savoir qui il est, même si c’est con puisqu’en tant que téléspectateur on le sait). Le 2ème personnage, Norman Tuttle, c’est le geek à la base du projet. Il a le profil type du mec qui voit jamais la lumière, et qui est bac+92 en sciences et technologies, et qui est tout flippé quand il voit sortir l’autre fêlé et sa moto. Hop, un peu de mystère, un héros habillé tout en noir, qui ne roule que la nuit, et à fond la gamelle, aidé par un inventeur un peu loufoque, un concept est né. La moto en elle même est futuriste, peut rouler à 500km/h grâce à un propulseur et est équipée d’un laser, la classe pour chasser le malandrin dans les rues sombres de la nuit noire et obscure de Los Angeles by night et draguer la belette pas farouche. Et comme dans Supercopter, les plans copiés collés sont légions, preuve qu’il fallait produire à tout prix pour faire du pognon facile.

tonnerre mécanique

Allez hop, un lien vers Tonnerre Mécanique.

Viens ensuite une série qui n’a pas de véhicule proprement représentatif exception faite de son van GMC noir avec des bandes rouges et orange. Mais ce qui fait que je la place dans ce billet, c’est surtout parce qu’à pratiquement chaque épisode, y a une pléiades de tôles froissées et une bagnole / camion / trukekiroul qui finit en char d’assaut après avoir passé quelques heures sous le chalumeau de Mister T aka Barracuda dans L’Agence Tout Risque. Encore une fois, on a droit au background bien tordu, à savoir un groupe d’anciens militaires qui auraient commis un braquage au VietNam sur ordre de la hiérarchie (décidément). Bien évidemment, ils se font avoir comme des bleus, et sont accusés à tort. Mais ils parviennent toujours à déjouer la traque de l’armée. Je suis sûr que si ça se passait de nos jours, ça fait longtemps que Bush aurait fait plastifier la moitié des Zitats Zunis. Bref, mené par Hannibal Smith, le colonel qui adore qu’un plan se déroule sans accrocs, on a aussi de bons stéréotypes bien surjoués pour rendre l’ensemble divertissant. Entre Futé, qui joue le bogoss de la série, Barracuda qui fait la grosse brute au coeur tendre, et Looping qui est un génie complètement barjo, l’équipe est censé venir au secours de la veuve et de l’orphelin. Et comme par hasard, ils sont toujours là où il faut quand il faut, c’est chouette quand même. Et ce bol a quand même duré 93 épisodes, de 1982 à 1991. Point non négligeable de la série, malgré l’utilisation des explosifs, des armes à feu, y a jamais aucun mort, juste des assomés ou légèrement blessés. Scénaristiquement, c’est hyper simple:

- Ouane, l’approche: (\o/ ah vous l’aviez pas vu venir celle là)

Hannibal se déguise et entre en contact avec des gens qui sont tout opprimé. (variante du « on trouve des gens dans le besoin comme par hasard ») Il est malin Hannibal, il se déguise pour pas se faire serrer par les militaires.

- Tooouuu, la réunion:

Looping, étant interné dans un hôpital militaire, il faut que Futé aille le récupérer, par quelque moyen que ce soit. C’est vrai quoi, c’est facile de sortir d’un asile, surtout un asile militaire, et 93 fois en plus… Mais bon Looping, c’est le seul qui puisse piloter un truc volant dans l’équipe.

– Sriiiii, Hannibal, c’est pas un marrant:

Une fois Looping sorti, il faut prendre l’avion, et donc toujours un mini sketch avec Barracuda qui ne supporte pas ça. Donc une fois à destination, Hannibal fait un speech, genre « Haha, maintenant, y a l’ATR dans la place, alors stfu noob, gtfo no re, kthxbye! » Mais ça plaît pas trop beaucoup aux méchants, alors ça se bastonne, et l’ATR gagne à chaque fois, mais ils laissent filer les méchants, trop de mansuétude.

barracuda

- Fouaur, le retour de la vengence du fils des ombres mutantes 2:

Les méchants, une fois remis, reviennent en fourbe et capturent l’ATR (bien qu’ils aient pris une raclée sévère 3 jours avant). Et au lieu de leur coller un pruneau entre les oreilles, ils les enferment dans un truc. (une grotte, une grange, une mine, un aquarium, une boîte à chaussures.)

- Failleve, le hasard, c’est formidable:

Bien qu’enfermés, ils ont systématiquement à dispo un véhicule, de quoi le faire rouler, de la tôle et un chalumeau. Il n’en faut donc pas plus pour créer un engin mad-maxien capable de les faire sortir de leur prison et défaire les méchants. En bonus, Looping arrive régulièrement à taxer un hélico. Et comme chacun le sait depuis Supercopter, c’est la classe un hélico.

- Sixe, la classe, ça ne s’invente pas:

Une fois les méchants ligotés comme des saucissons prêts à la vente, Hannibal sort son gros cigare (aucune allusion bande de dégueulasse) et annonce le mythique « j’adore quand un plan se déroule sans accrocs ». Pis comme ils sont grands princes, au lieu de demander des sous à ceux qu’ils viennent d’aider, ils se contentent de dépouiller les méchants fraîchement capturés. La classe quand même.

hannibal

(oulà, saignement occulaire prévisible, soyez fort)

- Séveune, le bonus:

Dans les épisodes hardcore, il faut en plus que l’ATR compose avec l’armée et le colonel Decker (qui n’est pas black, qu’on se le dise). Mais bien évidemment, ça se solde par des envolées de jeeps sur des tremplins, et la non capture des héros.

Tu es fan de la série, tu veux te faire un script, pas de soucis, tu vas sur ce lien.

T’as cru que c’était fini? Bein non, il en reste une. (Attention, celle là elle est apparue en France sur Antenne 2!! OMG Antenne 2!!!) Du moins dans ma liste, parce que je suppose qu’il y en a des plus récentes ou des plus vieilles, genre les Chevaliers du Ciel, Viper, Medicopter, Zorro (bé ué, Zorro sans Tornado, c’est pas concevable).

Donc entre 1979 et 1985, soit 147 épisodes (ah ué kômême oO), on a eu droit aux aventures des cousins Luke et Bo Duke, personnages principaux d’une série mettant en avant les cascades automobiles à base de voitures de police et d’une Dodge Charger 69 baptisé du nom de Général Lee (ouais le sudiste esclavagiste de guerre de sécession). Shérif fais moi peur, sacré titre pour une série. Là aussi niveau scénario, ça fleurtait pas trop avec les sommets puisque la principale trame des épisodes était de montrer une voiture orange volante, un flic idiot (Rosco P Coltrane), une serveuse à moitié à poil (Daisy, la cousine Duke), et un maire aussi grotesque que gros (Boss Hogg). A noter quand même la présence non négligeable du chien policier par excellence, Flash.

shérif fais moi peur

Et ils ont fait 147 épisodes avec ça… Bon, y a aussi l’oncle Jess, un physique de père Noël, mais en plus alcoolique, et qui frelate tout ce qui se boit (ou pas), on trouve des persos bonus qui apparaissent au fil des épisodes pour aider (ou pas) les cousins Duke, comme Cooter, le mécano du coin.

Imaginez donc tout ce petit monde, dans une ville de 200 habitants (hors taxe, une fois les touristes et les cameramen partis), avec de la musique country tout le temps, et environ 25 bagnoles broyées par épisodes, et vous avez une série qui marque les esprits. Allez juste parce que vous avez eu le courage de lire jusqu’ici, le générique de la série.

http://www.dailymotion.com/video/x19eix

¨Pour ceux qui ça intéresse, un lien sur les coulisses, et l’utilisation de la célèbre bagnole. Tu cliques juste là.

Je sais pas si ces séries vous ont marqués ou pas, moi je sais que j’en garde un bon souvenir, p’tet tout simplement parce que j’ai grandi avec. En tout cas c’était divertissant et je préfère laaaargement regardé un épisode d’une de ces vieilleries que de regarder 5 minutes de Dawson et autres trucs moralisateurs puritains. Années 80 powa!!!

obi

Bonus, la blague pourrie du jour:

C’est une mamie qui se rend à la SPA du coin:

- Bonjour, je voudrais un gros chat.

- Gros? Gros comment ?

- Oh, pour quatre personnes.

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3 commentaires

  1. Beren 21 mars

    Ah, belle rétrospective sur des séries qui ont bercé notre adolescence.
    Quand on y pense, ça fait appel à des instincts assez primaires :
    – le héros (à un age où on cherche la reconnaissance de nos pairs)
    – l’équipe (en quête d’amis qui nous soutiennent et nous assistent)
    – le véhicule (substitut phallique, tout ça)

    Donc en gros, la recette parfaite pour les ados boutonneux que nous étions.

  2. Pierk 25 mars

    Tres bon article qui m’a bien fait rigoler ! surtout le passage sur l’agence tout risque !

    C’est tout de meme tout un concept :-)

  3. obi 25 mars

    @Beren: Si tu les as vus sur la Cinq, je suis désolé de te dire que tu n’étais pas encore adolescent ^^ (à part p’tet la dernière année lol)

    @Pierk: Oué le concept de l’ATR est violent quand même, mais ça a marché et je suis sûr qu’une redif aujourd’hui serait suivie.

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